Il faut savoir que dans les textes, rien ne s'oppose au cumul CIF/DIF et les finalités de ces droits sont un peu différentes.

  • Dans le cas du DIF, il s'agit d'une action courte, ( financement de 120 heures au maximum avec le jeu des reports de droits sur 6 ans) lié à un emploi donné voir un secteur d'activité donné, puisque une convention de branche peut en déterminer les grandes priorités.
  • Dans le cas du CIF, qui peut permettre à une reconversion dans un autre métier, une autre branche d'activité, souvent dans une nouvelle entreprise.

La prise en charge du CIF n'est pas du ressort de l'entreprise, même si celle-ci a l'obligation légale de contribuer à son financement global via son OPCA ( l'organisme collecteur).

Un FONGECIF (organisme chargé de la prise en charge des CIF) apprecie le cumul DIF-CIF, dans un sens positif ou négatif.

  • Positif, s'il considère que le DIF est un acte qui prouve la volonté du salarié d'évoluer  de façon raisonnable et déterminée.
  • Négatif, s'il estime que le salarié n'a pas de vrai projet et s'essaie dans des formations successives sans relations entre-elles.

Cela dépend du FONGECIF qui pourra gérer les choses "au poids", en n'accordant pas un CIF à un salarié qui a déjà bénéficié d'un DIF.

Tout cela est extra légal, mais il est de plus en plus fréquent, face à la diminution des moyens financier, que les FONGECIF soient contraints de fixer des règles plus ou moins justifiées pour sélectionner les candidats au CIF.