Au 22 juillet 2026, la rédaction initiale de l’article 4 reste applicable : les fournisseurs et les déployeurs doivent prendre des mesures pour assurer, dans toute la mesure du possible, un niveau suffisant de culture IA. Le texte modificatif adopté le 29 juin prévoit, une fois publié et entré en vigueur, une obligation plus proportionnée : soutenir le développement de cette culture sans garantir un niveau précis pour chaque individu. Pour une direction, la vraie question demeure : « Puis-je démontrer que mes équipes utilisent l’IA avec un niveau de maîtrise adapté à leurs fonctions et à leurs risques ? »
Formez vos équipes à un usage sûr de ChatGPT et de l’IA générative
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ChatGPT, Copilot, Gemini, assistants intégrés aux logiciels, outils de création, de traduction, de recrutement ou d’analyse : l’intelligence artificielle entre souvent dans l’entreprise avant même qu’un projet officiel soit lancé. Un collaborateur copie un document dans un outil public. Un manager utilise une réponse non vérifiée. Une équipe marketing publie un contenu contenant une erreur. Un recruteur s’appuie sur un classement automatisé sans comprendre ses biais. L’outil peut faire gagner du temps, mais le défaut de cadre transforme rapidement un gain apparent en risque juridique, commercial ou humain.
Le 29 juin 2026, le Conseil de l’Union européenne a définitivement adopté le texte PE-CONS 30/26. Une fois publié au Journal officiel de l’Union européenne et entré en vigueur, il remplacera la rédaction actuelle de l’article 4 par une obligation d’action plus proportionnée : soutenir le développement de la culture IA des personnes qui utilisent des systèmes d’IA pour le compte de l’entreprise. Cette évolution ne supprime donc pas la responsabilité des organisations. Les mesures attendues resteront liées aux outils, aux métiers, aux données traitées et aux personnes susceptibles d’être affectées.
Ce guide explique ce qui change réellement, ce que l’employeur doit encore faire, comment construire un plan de formation crédible et quelles solutions de financement examiner en 2026.
Ce que l’article 4 exige aujourd’hui et ce que le texte adopté prévoit de changer
L’article 4 du règlement européen sur l’intelligence artificielle est entré en application le 2 février 2025. Sa rédaction initiale demandait aux fournisseurs et aux déployeurs de systèmes d’IA de prendre des mesures afin d’assurer, dans toute la mesure du possible, un niveau suffisant de culture IA à leur personnel et aux autres personnes utilisant ces systèmes pour leur compte.
Cette formulation pose une difficulté pratique : comment une TPE, une association, une PME industrielle ou une grande entreprise peut-elle démontrer qu’un niveau « suffisant » est atteint ? Le Digital Omnibus sur l’IA, formellement adopté par le Conseil le 29 juin 2026, prévoit de remplacer cette logique par une exigence plus proportionnée dès son entrée en vigueur.
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Le principe adopté – en attente d’entrée en vigueur Une fois le texte modificatif entré en vigueur, les fournisseurs et les déployeurs devront prendre des mesures pour soutenir le développement de la culture IA de leurs équipes et des autres personnes qui utilisent des systèmes d’IA pour leur compte. La nouvelle rédaction précise que cette obligation n’imposera pas de garantir un niveau particulier de culture IA pour chaque individu. |
Au 22 juillet 2026, le texte final PE-CONS 30/26 est adopté, mais sa publication au Journal officiel de l’Union européenne n’a pas encore été identifiée dans les sources officielles consultées. Il entrera en vigueur le troisième jour suivant cette publication. Jusqu’à cette date, la rédaction initiale de l’article 4 demeure la référence juridiquement applicable.
Ce que prévoit la nouvelle rédaction adoptée
Une fois le texte modificatif entré en vigueur, trois éléments resteront essentiels :
- l’entreprise devra continuer à agir : ne rien prévoir ne sera pas cohérent avec la nouvelle rédaction ;
- les mesures devront tenir compte des connaissances, de l’expérience, de la formation et du contexte d’utilisation ;
- l’entreprise devra considérer les personnes ou groupes sur lesquels les systèmes d’IA sont utilisés, par exemple des candidats, des clients, des patients, des salariés ou des usagers.
Les questions-réponses actuelles de la Commission européenne, rédigées sous la version initiale de l’article 4, restent une référence pratique utile. Elles indiquent notamment qu’une entreprise dont les salariés utilisent un outil comme ChatGPT pour rédiger ou traduire doit les informer des risques spécifiques, tels que les hallucinations, et qu’il n’existe pas de format universel. Ces orientations devront toutefois être relues après l’entrée en vigueur du texte modificatif, car certaines formulations décrivent encore l’ancien standard de « niveau suffisant ».
Cas particulier des systèmes d’IA à haut risque
Pour les systèmes d’IA à haut risque, l’article 26, paragraphe 2, prévoit une exigence spécifique : les personnes chargées de la surveillance humaine doivent disposer des compétences, de la formation et de l’autorité nécessaires. Le texte adopté reporte l’application des principales règles au 2 décembre 2027 pour les systèmes autonomes classés à haut risque et au 2 août 2028 pour ceux intégrés à des produits. Ces échéances ne justifient toutefois pas d’attendre lorsqu’un système influence déjà des décisions sensibles.
Pourquoi former les équipes même lorsque la loi n’impose pas un stage standard
La culture IA ne se résume pas à savoir écrire un prompt. Un salarié peut obtenir une réponse fluide tout en ignorant que le résultat est inventé, biaisé, incomplet ou fondé sur des données qu’il n’aurait jamais dû transmettre. La formation doit donc relier productivité et maîtrise du risque.
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Risque |
Exemple concret |
Compétence à développer |
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Hallucination |
Une réponse plausible est reprise dans une proposition commerciale sans vérification. |
Savoir contrôler les faits, les sources, les calculs et le niveau de confiance. |
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Confidentialité |
Un salarié copie un contrat, un fichier client ou des données RH dans un outil public. |
Identifier les données interdites, les outils autorisés et les règles de conservation. |
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Biais |
Un outil de présélection influence une décision de recrutement ou d’évaluation. |
Comprendre les biais, maintenir une décision humaine et documenter les contrôles. |
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Propriété intellectuelle |
Une image ou un texte généré est publié sans contrôle de provenance ou de droits. |
Vérifier les conditions d’utilisation, les éléments protégés et la validation avant diffusion. |
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Dépendance |
L’équipe ne sait plus produire ou décider sans l’outil. |
Conserver les compétences métier, les procédures de secours et la responsabilité humaine. |
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Shadow AI |
Des outils non validés sont utilisés parce que l’outil interne paraît moins efficace. |
Créer un cadre réaliste, des alternatives autorisées et un canal de remontée des besoins. |
L’obligation française d’adaptation des salariés reste applicable
Indépendamment de l’AI Act, l’article L. 6321-1 du Code du travail impose à l’employeur d’assurer l’adaptation des salariés à leur poste et de veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi, notamment face aux évolutions des technologies et des organisations. Une entreprise qui transforme les méthodes de travail avec l’IA sans accompagner les compétences peut donc créer un risque social et contentieux distinct du règlement européen.
La bonne approche consiste à traiter la formation IA comme une composante du plan de développement des compétences, et non comme une opération de communication isolée.
Qui faut-il former ? Une segmentation par rôle et par risque
Former tout le monde de la même manière est rarement efficace. Le contenu doit être proportionné à l’exposition réelle. Une sensibilisation générale peut constituer un socle, mais les métiers qui utilisent l’IA pour produire, décider, recruter, analyser ou traiter des données sensibles ont besoin d’un niveau supérieur.
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Public |
Objectif prioritaire |
Format indicatif |
Preuve utile |
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Direction / CODIR |
Définir les usages autorisés, les risques acceptables et la gouvernance. |
Atelier de 3 à 7 h |
Décisions, feuille de route, responsables désignés. |
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Managers |
Encadrer les usages, valider les résultats et détecter les dérives. |
3 à 7 h + cas métier |
Cas pratiques, règles d’escalade, validation managériale. |
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RH / recrutement |
Limiter les biais, protéger les données et conserver une décision humaine. |
7 à 14 h |
Procédure de contrôle, documentation des outils et décisions. |
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Marketing / commercial |
Gagner du temps sans publier d’erreurs ni exposer des informations internes. |
7 à 14 h |
Workflow de validation, bibliothèque de cas d’usage autorisés. |
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Fonctions support |
Utiliser les assistants pour rédiger, synthétiser ou analyser avec vérification. |
3 à 7 h |
Quiz, exercices, règles de vérification et de confidentialité. |
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Utilisateurs avancés |
Automatiser des tâches et construire des workflows robustes. |
14 à 35 h |
Projet pratique, tests, documentation et contrôle humain. |
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Surveillance de systèmes sensibles |
Comprendre limites, alertes, biais et procédures d’intervention. |
Parcours sur mesure |
Traçabilité renforcée, simulations d’incident, validation des compétences. |
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Décision rapide Si l’IA sert uniquement à reformuler des courriels non sensibles, un socle court et une charte peuvent suffire. Si elle traite des données clients, produit des contenus externes, influence une décision RH ou automatise un processus critique, il faut une formation métier, des contrôles et une traçabilité plus solides. |
Le programme minimal d’une démarche de culture IA crédible
La Commission européenne ne fixe pas un programme unique. Elle attend une démarche adaptée aux outils et aux risques. Pour une entreprise utilisant des outils d’IA générative, le socle suivant constitue une base opérationnelle.
Module 1 – Comprendre ce que fait réellement l’IA
Différence entre modèle, système, assistant et automatisation ; fonctionnement général ; limites ; hallucinations ; rôle des données ; distinction entre réponse probable et fait vérifié.
Module 2 – Cartographier les outils et les usages
Outils autorisés, comptes professionnels ou personnels, extensions, intégrations, cas d’usage métier, données manipulées et personnes concernées.
Module 3 – Protéger les données et la confidentialité
Informations interdites, données personnelles, secrets d’affaires, contrats, documents RH, paramètres de confidentialité et procédure de signalement.
Module 4 – Vérifier les résultats
Contrôle des sources, double vérification des chiffres, validation humaine, détection des biais, tests contradictoires et documentation des décisions.
Module 5 – Produire avec méthode
Prompts structurés, contexte utile sans données sensibles, formats de sortie, relecture, contrôle qualité et bibliothèque de modèles adaptés aux métiers.
Module 6 – Utiliser l’IA de manière responsable
AI Act, RGPD, propriété intellectuelle, transparence, règles internes, responsabilités, usages interdits et procédure d’escalade.
Faut-il délivrer un certificat ?
Le règlement n’impose pas un certificat unique de culture IA. La Commission indique qu’une organisation peut conserver un registre interne des formations et des autres actions de sensibilisation. Une attestation de présence peut être utile, mais elle ne remplace pas la preuve d’un contenu pertinent, d’un ciblage adapté et d’une application concrète.
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Le dossier de preuve à conserver
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Un plan d’action réaliste en 90 jours
Établir un plan de formation
Pour structurer un plan de formation IA crédible et traçable sur 90 jours, ce parcours aide les DRH et managers à formaliser priorités, publics et preuves de mise en œuvre.
L’erreur la plus fréquente consiste à acheter une formation avant d’avoir identifié les usages. Le plan suivant permet de partir des besoins réels et de créer une preuve cohérente.
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Période |
Actions |
Livrable |
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Jours 1 à 15 |
Recenser les outils utilisés officiellement ou non ; interroger les équipes ; identifier les données manipulées et les décisions influencées. |
Cartographie des usages et première liste de risques. |
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Jours 16 à 30 |
Classer les usages par niveau de risque ; définir les publics ; sélectionner les outils autorisés ; formaliser les règles provisoires. |
Matrice rôles-risques et projet de charte IA. |
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Jours 31 à 45 |
Construire le parcours général et les modules métier ; définir les cas pratiques ; préparer les preuves et les critères d’évaluation. |
Plan de formation et dossier de financement. |
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Jours 46 à 70 |
Former la direction, les managers et les utilisateurs ; tester les procédures ; recueillir les difficultés réelles. |
Traces de formation, évaluations et retours terrain. |
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Jours 71 à 90 |
Corriger la charte, publier les procédures, lancer les modules complémentaires et planifier les mises à jour. |
Version validée du cadre IA et plan annuel d’amélioration. |
Exemple : une PME de 25 salariés
Une PME utilise ChatGPT et Copilot pour les courriels, les propositions commerciales, les synthèses de réunions et la création de contenus. La direction découvre que plusieurs salariés utilisent aussi des comptes personnels. Le plan peut combiner :
- un atelier de direction de 3 heures pour décider des règles et des outils ;
- une sensibilisation de 3 heures pour l’ensemble des utilisateurs ;
- un module de 7 heures pour les équipes commerciales et marketing ;
- un module spécifique pour les personnes traitant des données RH ou contractuelles ;
- une charte simple, un registre des outils, une procédure de validation et un rappel trimestriel.
Ce scénario est plus crédible qu’une journée identique pour tous, car il relie la formation aux usages et produit des preuves concrètes.
Comment financer la formation ou l’accompagnement IA en 2026
Le financement de la formation elle-même relève principalement du plan de développement des compétences, d’une éventuelle prise en charge OPCO, d’un CPF co-construit lorsque le parcours est éligible, ou du budget interne. Les dispositifs France 2030 présentés ci-dessous financent un accompagnement plus large à la transformation IA ; ils ne remboursent pas automatiquement une formation StraFormation. Aucun mécanisme ne doit être présenté comme automatique : les critères dépendent de la taille de l’entreprise, de sa branche, de son OPCO, du parcours et des budgets disponibles au moment de la demande.
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Solution |
Pour qui ? |
Avantage |
Vigilance |
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Plan de développement des compétences |
Toutes les entreprises |
L’employeur construit un parcours adapté aux besoins de l’organisation. |
Budget à arbitrer ; formation réalisée sur le temps de travail selon son régime. |
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Prise en charge OPCO |
Principalement TPE et PME selon les règles de branche |
Peut couvrir tout ou partie des coûts pédagogiques et parfois permettre la subrogation. |
Accord préalable indispensable ; plafonds et critères variables. |
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CPF co-construit |
Salarié volontaire, pour une formation éligible |
Peut compléter un projet individuel certifiant. |
L’employeur ne peut pas imposer l’utilisation du CPF ; certification active à vérifier. |
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Accompagnement France 2030 : Diagnostic Data IA |
PME et ETI de 10 à 2 000 salariés |
Diagnostic de 8 jours pour identifier et prioriser les cas d’usage. |
Coût annoncé de 10 000 euros HT avec prise en charge de 40 % ; ce n’est pas une simple formation. |
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Accompagnement France 2030 : Accélérateurs IA |
PME/ETI répondant aux critères du programme |
Accompagnement stratégique sur 18 mois, avec formation collective et appui au déploiement. |
Critères d’accès : notamment plus de 50 salariés, CA supérieur à 8 M euros et 3 ans d’existence. |
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Financement direct |
Toutes les structures |
Rapidité et liberté de construire un parcours sur mesure. |
Comparer le coût au risque évité et aux gains de productivité réellement mesurables. |
La méthode de financement en cinq étapes
1. Identifier l’OPCO de l’entreprise à partir du SIRET ou de l’IDCC.
2. Consulter les critères de prise en charge 2026 applicables à la branche et à l’effectif.
3. Demander un programme, une convention et un devis détaillant objectifs, durée, modalités et évaluations.
4. Déposer le dossier avant le début de la formation et attendre l’accord écrit.
5. Demander la subrogation lorsque l’OPCO et l’organisme l’acceptent afin d’éviter l’avance de trésorerie.
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Attention aux promesses « 100 % financé » Une prise en charge totale peut exister dans certaines branches et pour certains budgets, mais elle ne peut pas être généralisée à toutes les entreprises. Le bon discours consiste à annoncer une vérification de l’éligibilité et du plafond, pas un financement garanti. |
Combien de temps faut-il prévoir ?
Le nombre d’heures n’est pas un indicateur suffisant. Une formation de deux heures peut être pertinente pour une équipe peu exposée ; elle devient insuffisante pour des personnes qui automatisent des décisions, traitent des données sensibles ou utilisent l’IA dans un processus de recrutement.
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Situation |
Parcours conseillé |
Résultat attendu |
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Découverte et usages simples |
2 à 3 h d’acculturation + charte |
Comprendre les risques, les usages autorisés et la vérification de base. |
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Productivité bureautique |
7 h avec exercices métier |
Rédiger, synthétiser, analyser et contrôler les résultats. |
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Marketing / commercial / contenu |
7 à 14 h |
Créer plus vite avec validation, confidentialité et contrôle des droits. |
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Automatisation et agents |
14 à 35 h |
Concevoir des workflows, tester les erreurs et maintenir une supervision humaine. |
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RH, santé, finance ou décisions sensibles |
Parcours sur mesure et mises à jour |
Maîtriser les biais, la traçabilité, les droits et les procédures d’intervention. |
Le coût de l’inaction : une simulation simple
Le retour sur investissement d’une formation ne doit pas être inventé. Il peut toutefois être simulé à partir du temps réellement économisé et du coût chargé des personnes concernées.
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Simulation illustrative – 20 salariés Hypothèse : chaque salarié gagne 20 minutes par semaine grâce à des usages mieux structurés et évite 10 minutes de reprises ou d’erreurs. Gain net : 30 minutes par salarié et par semaine, soit 10 heures pour l’équipe. Sur 44 semaines travaillées : 440 heures récupérées. Avec un coût chargé moyen de 35 euros par heure : valeur théorique de 15 400 euros par an. Cette simulation ne constitue pas une promesse. L’entreprise doit mesurer ses propres gains avant et après le parcours. |
Le coût évité peut aussi provenir d’une erreur non publiée, d’une fuite de données empêchée, d’un processus RH mieux contrôlé ou d’une décision plus rapide. Ces bénéfices sont plus difficiles à chiffrer, mais ils doivent être intégrés à l’analyse.
Les erreurs qui fragilisent la démarche
1. Former uniquement les personnes volontaires alors que d’autres utilisent déjà l’IA dans leurs tâches.
2. Organiser une démonstration d’outils sans aborder les risques, les données, la vérification et la responsabilité.
3. Utiliser un programme identique pour la direction, les RH, le marketing et les utilisateurs techniques.
4. Conserver seulement une feuille d’émargement sans programme, évaluation, charte ni preuve d’application.
5. Interdire tous les outils sans proposer d’alternative réaliste, ce qui favorise les usages cachés.
6. Présenter une formation comme obligatoirement certifiante ou promettre une prise en charge OPCO automatique.
7. Ne jamais actualiser les règles alors que les outils, les contrats et les usages évoluent rapidement.
Checklist : votre entreprise est-elle prête ?
☐ Nous savons quels outils d’IA sont réellement utilisés.
☐ Nous avons identifié les données qui ne doivent pas être transmises.
☐ Les usages sont classés selon leur niveau de risque.
☐ Les règles diffèrent selon les métiers et les responsabilités.
☐ Les salariés savent vérifier les résultats et signaler une erreur.
☐ Les managers savent quand imposer une validation humaine.
☐ Les équipes RH, commerciales et marketing disposent de cas pratiques adaptés.
☐ Nous conservons les programmes, présences, évaluations et mises à jour.
☐ Un responsable peut expliquer la démarche en cas de question d’un client, d’un salarié ou d’une autorité.
☐ Le financement a été validé avant le démarrage de la formation.
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Sources officielles et date de contrôle
Informations contrôlées le 22 juillet 2026. À cette date, le Digital Omnibus sur l’IA est adopté mais sa publication au JOUE n’a pas encore été identifiée dans les sources officielles consultées. Les règles européennes et les critères de financement peuvent évoluer : l’entrée en vigueur du texte et les conditions de l’OPCO doivent être vérifiées avant toute décision.
[1] Conseil de l’Union européenne – Texte final du Digital Omnibus sur l’IA – PE-CONS 30/26. Consulter la source officielle Article 4, article d’entrée en vigueur et calendrier d’application.
[2] Conseil de l’Union européenne – Artificial Intelligence: Council gives final green light to simplify and streamline rules. Consulter la source officielle Adoption formelle du 29 juin 2026.
[3] Commission européenne – AI Office – AI Literacy – Questions & Answers. Consulter la source officielle Contenu minimal, usages ChatGPT, preuves internes et absence de certificat imposé.
[4] HAS et CNIL – Accompagner le bon usage des systèmes d’intelligence artificielle en contexte de soins. Consulter la source officielle Exemple sectoriel de formation, acculturation et traçabilité.
[5] Ministère de l’Economie – Formation professionnelle : obligations des employeurs et droits des salariés. Consulter la source officielle Adaptation au poste, évolutions technologiques, PDC et CPF.
[6] France Num – Comment financer sa formation au numérique via son OPCO. Consulter la source officielle Identification de l’OPCO, subrogation et demande de prise en charge.
[7] Direction générale des Entreprises – Le plan national Osez l’IA. Consulter la source officielle Diagnostics Data IA et Accélérateurs IA.






