En matière de formation, il existe de nombreux dispositifs. Certains sont issus de la loi de 2015, réformée en 2020, qui a profondément transformé la formation professionnelle. Désormais, les utilisateurs peuvent consulter leur solde en euros, et s’inscrire directement à des formations, certifiantes ou non, via la plateforme en ligne du CPF ou son application mobile. Cela rend l’accès à la formation plus facile et plus rapide.
Abréviations et acronymes ne manquent pas. Mais y a-t-il une différence entre CPF, DIF, CIF et Fongecif ? Si le CPF (compte personnel de formation) a pris la suite du DIF (droit individuel à la formation), le congé individuel de formation n’existe plus (CIF). Il en va de même pour le Fongecif, même s’il s’appelle Transition Pro depuis peu.
Les notions de CPF, DIF, CIF et Fongecif : les incontournables de la formation professionnelle
Le droit individuel à la formation (DIF) est un dispositif qui date de 2004. Ce dispositif permet à chaque salarié ayant une année d’ancienneté de bénéficier d’un capital annuel de 20 heures de formation. Ce capital d’heures est plafonné à 120 heures. Le droit individuel à la formation (DIF) a laissé la place en 2015 au compte personnel de formation (CPF).
Contrairement au DIF, le CPF valide les droits à la formation professionnelle des salariés en euros. Le principe est de cumuler des droits annuellement et de s’en servir pour réaliser une formation dans le cadre d’un projet professionnel. Cette dernière peut être réalisée dans le cadre de son emploi ou pour un projet de reconversion.
Le congé individuel de formation (CIF), lui, était un congé permettant au salarié d’entreprendre une formation professionnelle. En fait, le CIF (congé individuel de formation) est une autorisation d’absence au travail donnée par la loi aux salariés désireux de se former.
En 2020, le Fongecif a été rebaptisé Transition Pro, et son rôle a été élargi avec la mise en place des Transitions Collectives. Ces transitions collectives permettent de financer la formation pour la reconversion des salariés dont les emplois sont fragilisés par des restructurations ou des mutations économiques. Il apparaît ainsi que le financement de la formation professionnelle comporte de nombreux dispositifs.
Les objectifs de ces différents dispositifs : permettre à chaque salarié de développer ses compétences
Ces différents dispositifs ont un objectif commun en matière de formation professionnelle. C’est le développement des compétences professionnelles des salariés. Et ces dispositifs sont complémentaires en matière de formation professionnelle.
Le DIF, aujourd’hui devenu le CPF, permet de cumuler les droits à la formation professionnelle.
Ainsi, le salarié pourra mobiliser ce compte pour entreprendre une formation professionnelle.
Un élément essentiel de la réforme est l’introduction de France Compétences, l’organisme chargé de réguler et de financer la formation professionnelle en France. Il est responsable de la gestion des listes de formations éligibles, de la certification des organismes de formation, et de l’allocation des fonds publics pour la formation professionnelle.
Des formations à distance remboursables
La crise sanitaire du COVID-19 a accéléré la digitalisation des formations. Aujourd’hui, une grande partie des formations financées par le CPF ou Transition Pro peuvent être suivies à distance, ce qui permet une plus grande flexibilité pour les salariés.
CPF, CIF, DIF et Fongecif : quelles différences ?
Nonobstant le fait que le CPF ait pris la suite du CIF, il y a de nombreuses différences entre ces deux dispositifs. Quant au DIF et au Fongecif, ce sont deux éléments qui se complètent, mais qu’il faut savoir appréhender pour mettre en place une formation professionnelle.
CPF, CIF, DIF et Fongecif : des objectifs et des fonctions différentes
Le DIF (droit individuel à la formation) a disparu en 2015 au profit du CPF (compte personnel de formation). Ceci ne signifie pas que ces deux dispositifs sont identiques. En effet, les droits qui étaient attachés au DIF se déterminaient en heures. Ce compte permettait de cumuler annuellement 20 heures de droits à formation professionnelle avec un plafond de 120 heures dans le cadre d’un contrat de travail à temps plein.
Le compte personnel de formation (CPF), lui, se calcule en euros. Pour une activité à temps complet, le compte est automatiquement crédité de 500 euros par an avec un plafond de 5 000 euros. Ce montant est de 800 euros par an lorsqu’il s’agit d’un travailleur en situation précaire. Le plafond est alors relevé à 8 000 euros.
Le bilan de compétences est une option importante dans le cadre de la reconversion professionnelle, et il est désormais possible de financer ce type de formation via le CPF. Cela permet à un salarié de faire un point sur ses compétences et d’élaborer un projet professionnel en toute autonomie.
Transition Pro est simplement la commission chargée de gérer la formation professionnelle. C’est par exemple auprès du Fongecif qu’il faut déposer son dossier de projet de formation professionnelle en matière de reconversion. C’est une commission paritaire interprofessionnelle. Elle s’appelle aujourd’hui officiellement Transition Pro. Transition Pro a le statut de commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR).
Néanmoins, on continue, par abus de langage, de l’appeler le Fongecif.
CPF, DIF et Transition Pro : les avantages de ces dispositifs de formation professionnelle
Les avantages de ces structures complémentaires sont qu’elles permettent à chaque salarié d’obtenir un financement pour l’accroissement de ses compétences professionnelles. Avec la montée de l’auto-entrepreneuriat et de la transition vers des formes de travail plus flexibles, le CPF est désormais accessible à certains travailleurs indépendants (y compris les micro-entrepreneurs) pour le financement de leur formation.






